Une maison comme un cocon contre les rechutes

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PHOTO JOSIE DESMARAIS, LA PRESSE

Article de Chloé Bourquin

« Depuis mes 13 ans, je fais de la prostitution. J’ai consommé du pot, du speed, pas mal toute ma jeunesse. Puis, il y a trois ans, je suis tombée dans le crack, faque ça a vite déchanté. »

Le visage encadré de longs cheveux bouclés, Julie* parle d’une voix douce, mais factuelle, presque sans émotion.

La jeune femme de 28 ans se sert une part de Rice Krispies aux couleurs de Noël, apporté par Tiffanie Lozeau. Cette dernière hoche la tête en l’écoutant attentivement.

Les paroles de Julie contrastent avec l’ambiance douce et chaleureuse de la cuisine où nous nous trouvons, décorée de plantes vertes. Sur une étagère, près d’une bougie, s’empilent plusieurs livres sur la dépendance, la sobriété, les groupes d’entraide. Dehors, la neige tombe doucement.

Julie vit depuis un mois dans cette « maison cocon » de la Fondation David Chiasson, avec trois autres colocataires qui, comme elle, se sont battues pour se défaire de leurs dépendances et font tout pour ne pas retomber dans leurs vieux démons.

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